Vendredi 30 octobre 2009
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LE MONDE | 30.10.09 | 15h32 • Mis à jour le 30.10.09 | 15h32
Gaza Envoyé spécial
n sac à main blanc et une écharpe rose : c'est tout ce que Betty Azzam a pu sauver de son ancienne vie. Il y a peu, cette jeune palestinienne originaire de Gaza menait la vie relativement
privilégiée d'une étudiante de Cisjordanie.
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Par Nouvelles de Gaza
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Mercredi 28 octobre 2009
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2009
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C’est difficile pour moi citoyen palestinien de Gaza de décrire la situation actuelle de cette région
de monde très isolée , Gaza sous blocus, Gaza la prison à ciel ouvert ,Gaza la dernière agression israélienne.
Moi qui a vécu huit mois de liberté en France et en Europe , huit mois de rencontres et des conférences, huit mois de déplacement et de contacts lors de mon séjour en France entre mars et octobre
2009 afin de soutenir ma thèse à l’université paris8 de Saint-Denis .
Pendant ces huit mois j’étais reçu comme un roi partout par des associations et des organisations de solidarité avec notre cause, pendant cette période j’étais entouré par des amis très sympas
qui m’ont soutenus qui m’ont aidés pendant mon éloignement de ma famille, de ma ville et de mon pays.
J’ai eu l’occasion de rencontrer des centaines des personnes , j’ai fait des dizaines de conférences.
Pour parler de Gaza sous blocus , pour évoquer la souffrance d’un million et demi des habitants isolés et enfermés dans leurs villes et villages dans la bande de Gaza ; mais surtout pour passer
le message , le message de la volonté de cette population confiante, une population résistante qui continue à vivre à coté de ruines de leurs maisons mais qui garde l’espoir d’un lendemain
meilleur : un lendemain de paix et d’espoir .
On peut dire que après mon retour à Gaza cette semaine je suis en train d’affronter une réalité , une réalité pas nouvelle pour moi certes mais une réalité choquante pour quelqu’un qui a beaucoup
voyagé en France et en Europe et qui a fait des milliers de kilomètres pendant son séjour en France et qui n’arrive pas à se déplacer entre les villes et les villages ici vue la situation
actuelle et le blocus imposé depuis plus de 3 ans .
On peut dire que la vie d’un Gazaouis est très dure pas seulement à cause de blocus et l’isolement mais il ne faut pas oublier la division et ses conséquences graves sur le travail des
institutions et des associations publiques et non gouvernementales dans la bande de Gaza ; c’est vrai que le deux secteurs qui résistent bien en l’occurrence : l’éducation et la santé continuent
à fonctionner avec beaucoup de courage et détermination mais les difficultés sont toujours là.
Mon retour à Gaza n’était pas facile et pourtant j’ai été soutenu par le consulat générale de France à Jérusalem qui fait des efforts remarquables pour aider les palestiniens de Gaza de sortir et
d’y revenir mais ce sont toujours les Israéliens avec leur politique arbitraire qui délivrent l’autorisation aux Gazaouis .
Le consulat de France m’a beaucoup aidé le mois de mars dernier quand j’ai quitté Gaza pour joindre paris via Amman en Jordanie en passant par le pont Alenpy accompagné par l’attaché linguistique
au consulat de France à Jérusalem , cette personne très solidaire qui m’a accompagné dans mon voyage de retour à Gaza ce mois d’octobre, un voyage plein de difficultés imposées par les soldats
israéliens sur le passage d’Alenpy et qui attendait depuis 7 heure de matin pour m’accompagner en voiture diplomatique jusqu’à le passage d’Irez pour rentrer chez moi à Gaza .
Le consulat de France qui continue de soutenir le département de français à l’université Al-Aqsa de Gaza est maintien l’ouverture du seul centre culturel étranger de Gaza ; le centre culturel
français , déploie beaucoup d’efforts pour faciliter la participation des francophones de Gaza à des stages , des séminaires et des programmes des bourses universitaires organisés en France
mais ce sont les autorités israéliennes qui ne facilitent pas cette mission .
C’est vrai je suis très heureux d’arriver finalement chez moi dans ma villee natale Gaza , de retrouver ma famille de retrouver mes étudiants et de retrouver mon département de français mais
j’aurais besoin de beaucoup de temps pour affronter cette réalité toute à fait différente de la réalité en Europe et en France, après des mois et des mois de liberté je suis revenu à ma prison ,
après cette belle période d’entourage je suis de nouveau isolé et enfermé dans une ville qui continue à résister et à subir le blocus , l’enfermement et les difficultés de la vie quotidienne
.
Gaza est toujours sous blocus rien n’a changé à Gaza dix mois après la fin de l’agression israélienne contre sa population civile ; les frontières sont toujours fermées et les
passages qui relient la bande de Gaza à l’extérieur s’ouvrent une fois ou deux fois par semaine pour permettre à quelques camions d’acheminer une petite quantité de médicaments et de
produits alimentaires, beaucoup de produits sont interdits d’entrer à Gaza par ordre militaire israélien et y compris les matérieux de construction mais le plus grave chez cette population c’est
l’absence de perspective pour l’avenir avec la poursuit de blocus d’une part et le maintien de la division d’autre part .
Par Nouvelles de Gaza
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Publié dans : Université Al-Aksa de Gaza
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Jeudi 20 août 2009
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OCHA : Gaza, deux ans de blocus
Gaza
17 août 2009 – Le territoire palestinien de Gaza, une des zones les plus peuplées sur la terre, est en proie à une dégradation des conditions de vie et des infrastructures
dans les domaines de la santé, de l'eau, de l'hygiène et de l'éducation, affirme un nouveau rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
« Au cours des trois derniers mois, Israël a autorisé l'entrée dans Gaza d'un petit nombre de camions transportant des biens auparavant interdits. Bien que ces mesures soient bienvenues,
leur impact réel comparé aux besoins de Gaza reste négligeable », affirme le rapport intitulé « Enclavé : L’impact humanitaire de deux ans de blocus sur la Bande
de Gaza ».
Le nombre de camions entrant dans Gaza chaque jour depuis le blocus (112) représente 1/5ème du nombre de cargaisons passant la frontière auparavant, soit 583 entre janvier et mai 2007. Quant aux
exportations elles ont été totalement interdites à part 147 camions de fleurs et de fraises.
En tout depuis deux ans, 120.000 emplois du secteur privé ont été perdus. Les résidents de Gaza sont soumis à des coupures d'électricité de 4 à 8 heures par jour.
Quatre-vingt millions de litres d'eaux usagées ou partiellement traitées sont déversées chaque jour dans l'environnement en raison du manque d'entretien du réseau d'égout.
Le régime alimentaire des Gazaouïs est passé d'une alimentation de qualité riche en protéines à une alimentation bon marché riche en sucres.
Enfin, au premier semestre de 2007-2008, 20% seulement des élèves de sixième ont réussi leurs examens de mathématiques, de sciences, d'anglais et d'arabe.
Par Nouvelles de Gaza
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Publié dans : Situation Générale
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Mardi 18 août 2009
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2009
14:24
12:22 | 18/ 08/ 2009
GAZA, 18 août - RIA Novosti. L'Agence des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a demandé à la communauté internationale de débloquer plus de 180 millions de dollars pour financer
des projets humanitaires dans la bande de Gaza, annonce mardi l'agence Maan.
"Pour pouvoir continuer de secourir la population palestinienne, l'UNRWA a besoin de 181 millions de dollars. Les réfugiés continuent à vivre dans des conditions insupportables sept mois après
l'opération militaire israélienne, c'est une honte", a déclaré un des chefs de la mission UNRWA à Gaza, cité par l'agence, avant d'ajouter que le blocus israélien, instauré depuis trois ans, ne
permettait pas de mettre pleinement en valeur les ressources locales pour la restauration de l'enclave, fortement endommagée lors de l'opération militaire israélienne de l'hiver dernier.
Israël maintient les restrictions concernant l'importation dans la bande de Gaza de matériaux de construction indispensables pour réparer l'habitat, les routes et les entreprises.
L'UNRWA aide deux tiers de la population palestinienne de la bande de Gaza, qui compte 1,5 millions d'habitants, en distribuant l'aide alimentaire et des médicaments.
Par Nouvelles de Gaza
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Mardi 18 août 2009
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2009
14:18
, à écouter
Le Centre culturel français de Gaza, le dernier sur place, est situé dans le quartier résidentiel de Rimal, non loin des
universités, des ministères et du centre commerçant de la ville, On peut y trouver une galerie, une médiathèque, deux salles de cours et une terrasse. Ce centre continue de proposer des films et
des spectacles, malgré des conditions très difficiles.
Par Nouvelles de Gaza
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Publié dans : Centre culturel français de Gaza
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