Situation Générale

Lundi 6 mars 2006 1 06 /03 /2006 10:23


 
Par OCHA

L'Agence des Nations-Unies(1) a récemment entrepris une analyse de la situation humanitaire dans les Territoires Palestiniens Occupés.
Ce document rassemble leurs résultats.
Depuis les élections palestiniennes en particulier, il y a eu une forte détérioration de la situation humanitaire en raison du renforcement des procédures de sécurité Israéliennes.


1. TENDANCES IMMÉDIATES

Depuis les élections palestiniennes en particulier, il y a eu une forte détérioration de la situation humanitaire en raison du renforcement des procédures de sécurité Israéliennes.

• Le passage Karni entre Israel et la Bande de Gaza - le principal passage pour les fournitures commerciales et humanitaires entrant et sortant de Gaza – qui a été fermé pendant 21 jours entre le 15 janvier et le 5 février a eu pour résultat une perte estimée à 10,5 millions de dollars .(2)

• L'IDF a déclaré qu'il fermait le passage de Karni en raison des menaces de sécurité et des inquiétudes concernant la propagation de la grippe aviaire.

• Le 26 février, il a été annoncé que tous les moulins à farine de la Bande de Gaza fermeraient parce que les stocks de grain de blé sont épuisés après la fermeture du passage de Karni.

• Le prix du sucre a augmenté de 25% depuis la fermeture du passage de Karni. Les stocks actuels sont suffisants pour quatre jours.3

• les victimes palestiniennes ont augmenté dans l'ensemble des Territoires Occupés Palestiniens au cours du mois après les élections comparé au mois précédent (au moins 34 décès contre 15) tandis que les victimes israéliennes demeuraient identiques (1 mort le mois précédent et 1 mort le mois suivant).

• Du 19 au 23 février, l'IDF a effectué quatre incursions dans trois endroits de la ville de Naplouse (camp de réfugiés de Balata, la Vieille Ville et Kafr Qalil). Huit Palestiniens ont été tués (dont trois enfants âgés de 17 ans) et 32 personnes ont été blessées.

• Au cours des 4 dernières semaines, environ 6 roquettes Qassam par jour ont été tirées sur Israel. Israel a bombardé les secteurs nord et est de Gaza avec entre 20 et-23 tirs d'artillerie par jour.

• En février, le nombre d'enfants palestiniens dans les centres de détention israéliens était de 360, représentant une augmentation de 13% depuis janvier. La moyenne en 2005 était de 300.

• Le nombre de structures démolies s'est accru brusquement depuis les élections - 48 ont été démolis depuis le 25 janvier pour manque de permis de construire.

• Il y a une augmentation de 26% du nombre d'obstacles physiques (471 obstacles) qui bloquent le déplacement des Palestiniens en Cisjordanie – cela inclus des monticules de terre, des checkpoints, des barrages routiers, ce que l'IDF justifie comme destinés à protéger les citoyens Israéliens – en comparaison aux 376 en août 2005.

• Il y a une accélération du projet israélien pour séparer les systèmes routiers palestiniens et israéliens au sein de la Cisjordanie.
Le trafic palestinien est détourné des routes de Cisjordanie réservées aux Israéliens par une combinaison d'obstacles physiques, des autorisations de déplacement et des barrières de route.
Une série de tunnels et de ponts dirige les Palestiniens vers des routes alternatives pour traverser la zone C contrôlée par Israel et les routes réservées aux Israéliens.

• Ces nouveaux obstacles ont un impact négatif, limitant l'accès à la terre, aux marchés, aux services et aux relations sociales.



2.- RISQUE D'UN FUTUR EFFONDREMENT

L'impact humanitaire de la suspension des financements des donateurs et du paiement de la TVA à l'Autorité Palestinienne aura comme conséquence un déficit qui réduira immédiatement la capacité de l'Autorité Palestinienne à fournir des services, à payer les salaires et à assurer la sécurité.

L'Autorité Palestinienne a trois ressources principales. En 2005, cela comprenait :

i) Recettes de dédouanement transférées par Israel - estimées à 65 millions de dollars par mois;
ii) Soutien au budget de la communauté internationale - estimé à 34 millions de dollars par mois;
iii) Revenus domestiques - estimés à 35 millions de dollars par mois.


i - La détérioration des services de base si l'Autorité Palestinienne cesse de payer les salaires
L'Autorité Palestinienne emploie à peu près 152.000 Palestiniens dont au moins 11.000 travaillent dans le secteur de la santé, 39.000 dans l'éducation et 73.000 sont utilisés comme personnel de sécurité.
Le non-paiement de ces salaires pourrait signifierque :

Les professionnels de l'Education et de la Santé pourraient commencer à exiger le paiement de leurs salaires.
Cette privation non officielle pourrait exclure les groupes vulnérables de l'accès aux services essentiels et encourager une économie non officielle où la qualité de services ne serait pas contrôlée.

Les habitudes scolaires pourraient s'interrompre, y compris une réduction des heures.
La taille des salles de classe augmenterait, le moral des professeurs baisserait, la qualité de l'éducation se détériorerait et le renvoi des élèves pourrait augmenter.

Il n'est pas possible de transférer la responsabilité du système de santé publique aux Nations Unies ou aux ONG.
Le ministère de la santé est la principale agence responsable de la fourniture, de la coordination et de l'intendance des services de santé.
Il fournit un large éventail de services de santé (préventif, curatif, éducatif et réhabilitatif) à la population. Par exemple, le programme national de vaccination dépend des principaux services de santé du ministère de la santé.

Environ la moitié du budget du ministère de la santé est couvert par l'aide internationale.
La coupure de ce financement entravera la fourniture des services et des actions de prévention comprenant la vaccination et l'aide à l'enfance et à la mère.
Le 7 février, en raison d'une rupture de stock, le ministère de la santé a lancé un appel pour une somme mensuelle de 4.5 millions de dollars afin de couvrir ses coûts de fonctionnement pour des médicaments, des approvisionnements et des materiaux jetables et du matériel de diagnostic.

L'entretien régulier des réseaux de l'électricité et de l'eau se détériorerait.
La qualité de l'eau diminuerait encore plus. Les infections bactériologiques - déjà un problème dans les hôpitaux - pourraient augmenter en raison du manque de traitement approprié de l'eau.
La cessation de la collecte des ordures et des systèmes d'eaux d'égout entrainerait un risque de propagation des maladies.



ii. Accroissement de l'Appauvrissement

64% de la population palestinienne vivant sous le seuil de pauvreté, les chiffres vont encore augmenter si les salaires de l'Autorité Palestinienne sont retenus.
L'arrêt du paiement des salaires des fonctionnaires mènerait à leur appauvrissement.


Les employés de l'Autorité Palestinienne représentent maintenant 37% de l'ensemble des travailleurs de Gaza et 14% en Cisjordanie. Leur pouvoir d'achat dans les magasins locaux et des services joue un rôle de plus en plus important pour maintenir l'économie locale à flot.

La dépendance à légard des salaires de l'Autorité Palestinienne est plus grande dans certains des gouvernorats les plus faibles, dont Jénine, Tulkarem, Qalqiliya, Tubas, Salfit et la Bande de Gaza.

Environ 942.000 Palestiniens (25% de l'ensemble de la population palestinienne) dépendent des salariés de de l'Autorité Palestinienne.
C'est une évaluation prudente parce que comme la population devient de plus en plus pauvre, la famille étendue dépend maintenant d'un employé de l'Autorité Palestinienne.

Le secteur privé a une capacité limitée à absorber les nouveaux chômeurs - ayant subi une grave récession pendant les cinq dernières années du conflit.
En conséquence, la population deviendra de plus en plus dépendante de l'aide internationale.
Actuellement, 1,4 millions de Palestiniens (plus d'un tiers de la population) reçoivent l'aide alimentaire pour satisfaire une partie de leurs besoins en nourriture.

Un salaire de l'Autorité Palestinienne est maintenant considéré comme élevé dans les Territoires Palestiniens Occupés alors qu'avant l'Intifada, il était considéré l'un des plus bas salaires.
Sa régularité signifie que les familles des employés de l'Autorité Palestinienne continuent à avoir accès au crédit, et les banques exigent maintenant souvent que les emprunteurs aient comme caution un employé de l'Autorité Palestinienne.



iii. Augmentation de l'instabilité

Le non-paiement des salaires aux 73.000 personnels de la sécurité pourrait entrainer le risque d'une augmentation de la criminalité, des kidnappings et du racket de protection – des entreprises privées de sécurité pour protéger des entreprises.

L'enlèvement de membres du personnel international dans la bande de Gaza a réduit le personnel des Nations-Unies de 76 à 6 actuellement et à maintenir les opérations des Nations-Unies à la phase IV du niveau de sécurité - le niveau le plus élevé avant l'évacuation totale des Nations-Unies.




iv. L'impératif humanitaire

Les agences humanitaires internationales n'ont pas la capacité d'assurer le fonctionnement des services de l'Autorité Palestinienne, même si la situation de sécurité le permettait.

Depuis Oslo (1993), les donateurs ont soutenu l'installation et le développement de l'Autorité Palestinienne pour qu'elle fournisse les services directement à sa population.

Couper le financement des salaires de l'Autorité palestinienne risque de saper le futur de ces institutions.

Avant Oslo, les services d'aide sociale étaient gérés par les autorités militaires israéliennes - 'l'Administration Civile '.
Israel reste responsable, en tant que puissance d'occupation, pour garantir l'ordre public, la santé et le bien-être de la population palestinienne.(4)

L'aide humanitaire de la communauté internationale ne relève pas Israel de cette responsabilité.



II. Surveillance(5)


Victimes : Morts Palestiniens et Israéliens

Dans la période entre le 4 et le 31 janvier 2006, 12 Palestiniens dont 2 enfants ont été tués et 70 ont été blessés.

Un international et 46 Israéliens ont été également blessés pendant la même période dont 28 Israéliens dans une attaque-suicide palestinienne à Tel Aviv.

La majorité des morts et des blessés palestiniens ont eu lieu pendant des campagnes de fouilles et d'arrestations de l'IDF, des heurts avec des militants palestiniens et des confrontations avec des lanceurs de pierres palestiniens dans le nord de la Cisjordanie (en particulier à Jénine et à Naplouse).

Six Palestiniens ont été également blessés par des colons israéliens en Cisjordanie.

Dans la bande de Gaza, deux Palestiniens ont été tués et trois autres ont été blessés près de la barrière de frontière.
Un autre Palestinien a été tué et quatre autres ont été blessés dans une attaque aérienne israélienne (assassinat ciblé).

Les chiffres concernant les victimes en janvier 2006 sont inférieurs à ceux rapportés le mois précédent (décembre 2005) et en général plus bas que les chiffres mensuels rapportés depuis juillet 2005.



Structures démolies

Entre le 4 et le 31 janvier, 19 structures palestiniennes ont été démolies par les militaires israéliens en Cisjordanie.

Dix-huit de ces structures ont été démolies par l'IDF et par la municipalité de Jérusalem, soi-disant parce qu'elles ont été construites sans permis (gouvernorats de Bethléem, de Jérusalem, de Jénine et de Naplouse).

Deux structures ont été partiellement endommagées par des colons israéliens dans le secteur H2 de la ville de Hebron pendant les protestations des colons contre les ordres d'expulsion émis par l'IDF.

Le chiffre mensuel de janvier 2006 est légèrement inférieur à celui du mois précédent (décembre 2005) mais il reste comparable aux chiffres mensuels de démolitions rapportés tout au long de l'année 2005.



Requisitions/nivellements de terre

Pendant la période du 4 au 31 janvier, des ordres militaires de l'IDF ont réquisitionné 123,2 dunums (12,3 hectares) de terre en Cisjordanie.

Soixante et onze dunums (7,1 hectares) de terre ont été réquisitionnés pour la construction de la barrière dans le gouvernorat de Jérusalem (villages de Biddu et de Qatanna).
La quantité de terre réquisitionnée par l'IDF en janvier est lplus basse depuis juin 2005.

En décembre 2005, OCHA a enregistré trois ordres militaires émis par l'IDF réquisitionnant 232 dunums (23,2 hectares) de terre le long des routes 317, 60 et 325 au sud d'Hébron.

Selon l'IDF, la terre sera utilisée pour ériger une barrière en béton pour limiter l'accès des Palestiniens aux routes utilisées en majeure partie par les colons israéliens.

La nouvelle barrière ira de la colonie de Karmel à celle de Tene avec des trous pour des portes qui seront utilisées par les habitants Palestiniens et les propriétaires locaux de terre

On estime que cette nouvelle barrière affectera l'accès à environ 80 kilomètres carrés de terres agricoles et affectera directement le déplacement de presque 30 communautés palestiniennes.

Le nivellement de terre et la construction de la barrière se sont poursuivis dans les gouvernorats de Qalqiliya, de Salfit, de Ramallah/Al Bireh, de Jérusalem, de Bethlehem et de Hebron en janvier 2006.




Incidents d'ambulances (6)

Le nombre d'incidents rapportés impliquant des refus et des retards (de plus de 30 minutes) aux checkpoints de l'IDF pour les ambulances palestiniennes est resté bas en janvier 2006.

Deux refus d'accès et six retards ont été rapportés par la société du Croissant Rouge palestinienne (PRCS) en Cisjordanie.

Deux des incidents rapportés se sont produits dans le gouvernorat de Naplouse et ont impliqué des ambulances et des secouristes du PRCS qui ont été pris pour cible alors qu'ils transportaient un Palestinien blessé à l'hôpital et qu'à l'intérieur d'une maison, ils essayaient de donner les premiers soins et de transporter des corps après une opération de l'IDF.



Accès humanitaire (7)

En janvier 2006, 55 incidents d'accès ont été rapportés dans l'ensemble de la Cisjordanie par des organisations internationales.
L'UNRWA a répertorié 52 des rapports dans lesquels la fourniture de l'aide et/ou du déplacement du personnel ont été obstrués par l'IDF ou la police des frontières israélienne.

32 des incidents répertoriés se sont produits aux entrées de Tulkarm et de Qalqiliya.

Le 19 janvier, un entreprise privée israélienne a été employée par le ministère Israélien de la défense pour mener des fouilles et d'autres opérations au passage.

Depuis ce moment-là, la société de sécurité a effectué des fouilles supplémentaires des véhicules appartenant à des internationaux qui n'étaient pas agréés par les Nations Unies. Cette question n'est pas résolue et a posé des problèmes significatifs d'accès pour l'équipe des Nations Unies.(8)



Accès des camions/tankers d'eau (9)

Les mesures de fermeture de l'IDF et la barrière en Cisjordanie continuent à avoir un effet grave sur le transport de l'eau; les fermetures peuvent avoir comme conséquence l'incapacité pour les camions-citernes d'eau d'atteindre leur destination.

Selon une enquête de WaSH MP en 2005, 200 communautés palestiniennes ne sont pas reliées aux réseaux d'eau et dans 11 autres communautés, la moitié des ménages n'est pas reliée à un réseau.



Accès aux ouvriers et aux commerçants palestiniens de la Bande de Gaza (10)

Le passage d'Erez est le seul point d'accès pour les ouvriers et les commerçants Gazéens avec des permis valides pour entrer en Israel.

Selon le ministère palestinien du travail, au 13 décembre, 5.351 permis de travail ont été délivrés à des Palestiniens de la bande de Gaza pour travailler en Israel (tous les permis de rester la nuit pendant la durée du séjour ont été annulés après l'attaque-suicide du 5 décembre à Netanya, en Israel).

Le passage d'Erez a été fermé 16 décembre suite aux attaques de roquettes palestiniennes sur Israel.

Excepté quelques commerçants qui sont passés le 17 janvier, aucun Palestinien n'est allé travailler en Israel jusqu'à 22 janvier, ce qui est reflété par la baisse moyenne du passage quotidien des travailleurs en janvier 2006 (moitié moins qu'en décembre 2005).(11)

Erez a été fermé le 25 janvier sur la demande de l'Autorité Palestinienne en raison des élections du Conseil Législatif Palestinien (PLC).



Accès au déplacement des marchandises de Gaza par le passage de Karni (12)

Le passage de Karni est le seul point de passage pour le transport des marchandises entrant et sortant de la bande de Gaza.
En janvier 2006, des fermetures significatives ont eu lieu au passage de Karni.

Il a été fermé du 10 au 13 janvier en raison de la fête palestinienne de l'Eid Al Adha et à partir du 15 janvier parce que l'IDF a annoncé des problèmes de sécurité concernant un tunnel possible menant au passage.

En conséquence, le nombre quotidien de chargements de camions de marchandises importées et exportées a chuté en janvier 2006,(13)

Karni n'a pas été rouvert avant le 5 février, ayant pour résultat trois semaines de fermeture consécutive à un moment où la saison agricole atteignait son sommet dans la bande de Gaza.

Pour plus d'informations sur la fermeture de Karni et de ses impacts économiques et humanitaires voir le rapport sur la situation de la Bande de Gaza d'OCHA au 31 janvier 2006 (www.ochaopt.org).



L'accès international des Palestiniens dans la bande de Gaza

Le passage de Rafah est le point d'accès pour les Gazéens qui voyagent à l'étranger et est situé sur la frontière égyptienne. Depuis le 18 décembre, Rafah est ouvert quotidiennement entre 8h du matin et 16h.

Entre le 13 et le 17 janvier 2006, ces heures ont été prolongées jusqu'à 20 h chaque jour afin de faciliter le retour des pélerins Musulmans de La Mecque.

L'afflux des personnes revenant du Hajj et l'allongement des heures d'ouverture ont entrainé encore une augmentation du taux quotidien d'entrée et de sortie en janvier 2006.



Accès aux pêcheurs de Gaza (14)

Depuis janvier 2005, les autorités israéliennes ont limité la pêche palestinienne à 10 miles marins du littoral de bande de Gaza comparé à 6 miles marins précédemment (selon les Accords d'Oslo, les pêcheurs de la bande de Gaza sont autorisés à pêcher à 20 miles marins de la côte).

La pêche palestinienne est interdite à 1mile marin au nord de la frontière avec l'Egypte et à un mile et demi du sud de la frontière avec Israel.

En outre, pendant la période du rapport (janvier 2006) les bateaux de pêche palestiniens du quai de Rafah ont été interdits de pêcher le 22 janvier après que des bateaux de guerre israéliens ont ouvert le feu sur eux.




NOTES

1 - Ces agencies comprennent l'UNICEF, OCHA, le World Food Program et l'Organisation Mondiale de la Santé.

2 - Rapport de situation de Janvier 2006 d'OCHA – voir: www.ochaopt.org

3 - Selon le ministère palestinien de l'Approvisionnement et le ministère de l'Economie Nationale en date du 18 février.

4 - 4ème Convention concernant les Lois et Coutumes de la Guerre sur terre et son annexe : Règlementations concernant les Lois et Coutumes de la Guerre sur terre, 18 Octobre 1907, Section III, Article 43; 4ème Convention de Genève, Articles 50, 55, 56, 59,60.
5 OCHA surveille un certain nombre d'indicateurs liés à la protection des civils dans son Weekly Briefing Notes.
OCHA a également la charge de surveiller les engagements spécifiques donnés par le gouvernement d'Israel à Mme. Caroline Bertini en août 2002 en sa qualité d'Envoyé personnel humanitaire du Sécrétaire Général de l'ONU.
La mission de Mme Bertini était en réponse à la détérioration de la situation humanitaire dans les Territoires Palestiniens Occupés et était d'évaluer la nature et l'ampleur des besoins humanitaires et de clarifier les responsabilités respectives des acteurs impliqués.
Le gouvernement Israélien a fait et/ou a confirmé un certain nombre d'engagements humanitaires à Mme Bertini pendant sa mission.
Depuis ce moment-là, OCHA a effectué des rapports mensuels surveillant les actions du gouvernement israélien en relation avec ces engagements.
La surveillance des engagements à Mme Bertini est maintenant incluse dans la partie Surveillance de l'actuatisation humanitaire

6 - Engagement du gouvernment israélien à Mme Bertini (2002): (1) Les ambulances palestiniennes n'attendront pas plus de 30 minutes aux checpoints; et (2) Des mécanismes efficaces seront mis en place pour s'assurer que les Palestiniens cherchant des services médicaux critiques (le transport d'enfants, dialyse, chimiothérapie etc..) pourront passer rapidement à tous les checkpoints.

7 - Engagement du gouvernment israélien à Mme Bertini (2002): Facilités pour les Organisations Internationales : (1)
Israel facilitera entièrement les activités d'aide des organiations internationales, l'accent étant mis plus particulièrement sur l'UNRWA; (2) Israel accepte de revoir et de renforcer les arrangements de liaison entre les agences internationales et l'IDF pour faciliter son aide; et (3) Israel améliorera la situation aux checkpoints, y compris le déploiement d'un personnel plus expérimenté de l'IDF

8 - Pour plus d'informations sur l'accès à Gaza par tous les points de passages, y compris le passage d'Erez, voir : OCHA – Rapport sur l'accès à Gaza (Janvier 2006).

9 - Engagement du gouvernment israélien à Mme Bertini (2002) : Les problèmes liés aux livraisons d'eau dans les villes et les villages palestiniens seront abordés pour s'assurer que les livraisons quotidiennes d'eau en quantité appropriée pourront être fournies par des camions-citernes d'eau palestiniens

10 - Engagement du gouvernment israélien à Mme Bertini (2002) : (confirmé pendant la mission de Mme Bertini) : Augmentation du nombre de permis de travail en Israel pour les ouvriers palestiniens de la bande de Gaza.

11 - Le taux de passage quotidien des travailleurs palestiniens par le passage d'Erez est calculé à l'exclusion des week-ends, c.-à-d. les vendredis et samedis

12 - Engagement du gouvernment israélien à Mme Bertini (2002) : (confirmé pendant la mission de Mme Bertini) : Augmentation des expéditions au passage de Karni dans la bande de Gaza.

13 - Le nombre moyen quotidien de chargements de camions de marchandises importées/exportées par le passage de Karni est calculé à l'exclusion des samedis.

14 - Engagement du gouvernment israélien à Mme Bertini (2002) : (confirmé pendant la mission de Mme Bertini) : La zone de pêche pour les bateaux de pêche palestiniens de la bande de Gaza sera étendue à 12 miles nautiques.

  Source : http://www.reliefweb.int/hic-opt/  
  Traduction : MG pour ISM
Par OCHA - Publié dans : Situation Générale
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Lundi 6 mars 2006 1 06 /03 /2006 10:39

 
 
Gaza - 05-03-2006
Par Greg Myre

Enveloppés de brouillard, coincés dans une longue file d'attente immobile, plusieurs milliers de travailleurs palestiniens avec des autorisations pour travailler en Israel commençaient à bouillir. Avant de pouvoir passer en Israel, ils doivent passer quotidiennement le contrôle de sécurité, et bon nombre d'entre eux ont ensuite à faire une longue route. L'aller du matin peut prendre quatre heures ou plus, chaque jour de travail – dont la majeure partie est passée sur la ligne de frontière entre Gaza et Israel.

La frustration grandit, jusqu'à ce que les hommes déferlent soudainement sur le malchanceux garde Palestinien et foncent dans le long tunnel parfumé à l'urine en direction du checkpoint israélien. Il était fermé, leur chemin était bloqué par une porte métallique. (Photo d'Erez)

Les ouvriers ont hurlé de colère, avec le sentiment de se faire voler une journée de salaire et en maudissant Israel avant même que le soleil soit levé.

Source constante de friction pour les deux côtés, les passages sont cruciaux pour Gaza, avec sa population de 1,4 millions de personnes entassées dans un secteur qui fait à peine 10 km de large et 40 km de long, bien trop petit pour une auto-suffisance.

La barrière israélienne le long du périmètre de Gaza a trois passages : Erez au nord, pour ceux qui vont et reviennent d'Israel; Karni à l'Est, où transitent les cargaisons; et Rafah au Sud, sur la frontière égyptienne.

Une visite d'une journée a offert à nous trois un aperçu de la façon dont ils luttent pour se débrouiller dans cette période d'incertitude, avec le Hamas, le groupe islamique radical, élu pour diriger l'Autorité Palestinienne et avec Israel qui menace de répondre avec des contrôles de sécurité encore plus renforcés.

Quand Israel s'est retiré du territoire l'été dernier, il l'a fait sans accord sur la façon dont les passages fonctionneraient. En novembre, le Secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice, a négocié un accord qui tenait compte des soucis de sécurité israéliens tout en permettant aux Palestiniens et aux marchandises d'entrer et de sortir de Gaza, avec un intérêt particulier pour l'exportation en temps opportun des produits agricoles.

Pourtant, les Palestiniens affrontent toujours de grandes difficultés pour voyager et pour exporter, et les Israéliens travaillant aux passages continuent d'être attaqués.

"Israel comprend qu'il est important de permettre l'entrée et la sortie du plus grand flux possible de personnes et de marchandises de Gaza," dit Mark Regev, le porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères d'Israel. "Mais cet objectif politique doit être mis en balance avec la menace de sécurité très réelle qui existe."

Pendant les jours relativement calmes des années 90, des dizaines de milliers de Gazéens entraient quotidiennement en Israel et les Palestiniens avaient même été autorisés à ouvrir un aéroport dans le Sud de Gaza. Mais après que le soulèvement palestinien ait commencé en 2000, Israel a fermé l'aéroport et a maintenu des restrictions renforcées aux passages.

Actuellement, Israel autorise l'entrée de 5.000 ouvriers par jour, tous par Erez. Les emplois en Israel sont prisés, en dépit de la frustration et des aller-retours épuisants, parce qu'ils sont payés jusqu'à 40 dollars par jour.
C'est bien plus que ce qu'un travailleur peut gagner à Gaza, s'il peut trouver un travail.

Yousef al-Masri, 52 ans, père d'un enfant de 14 ans et mécanicien, se lève à 1 heure du matin et est à Erez une heure plus tard. Il dit qu'il a de la chance s'il arrive au travail – à moins de 65 km, près de Tel Aviv -- vers 8 heures du matin.

Il quitte son travail vers 17h, et rentre habituellement à la maison vers 19h. Il a quelques heures de libre pour voir sa famille, manger, se doucher et dormir. Puis il recommence.

Les fermetures fréquentes d'Erez signifient qu'il ne peut pas souvent le faire. Il dit que son patron forme un mécanicien israélien, pour le remplacer probablement.

"Croyez-moi, s'il y avait du travail à Gaza, nous resterions ici et nous ne retournerions jamais en Israel," dit M. Masri, l'un des hommes refoulés et en colère, coincés à Erez ce jour-là.

La porte métallique s'est finalement ouverte vers 5 heures du matin, et environ 2.400 ouvriers ont pu passer.

Israel a installé des scanners de haute technologie pour inspecter les ouvriers palestiniens qui entrent, de sorte que le personnel de sécurité israélien puisse rester derrière les blocs de béton et des vitres à l'épreuve des balles.
Les Israéliens donnent des instructions par un interphone grésillant, qui a souvent comme conséquence des malentendus.

Le 9 février, les forces de sécurité israéliennes ont abattu deux Palestiniens qui ont attaqué le passage d'Erez avec des armes et les grenades pendant le rush quotidien d'avant l'aube.
C'était la 16ème attaque contre Erez en cinq ans. Douze Israéliens sont morts dans les attaques; bien plus d'attaquants palestiniens ont été tués.

Un terminal bien plus grand est en construction et devrait être prêt cette année. "L'idée est de le faire ressembler à un aéroport ou à un passage de frontières international, mais cela prend du temps," dit Shlomo Dror, un porte-parole du gouvernement israélien qui s'est occupé de ces questions depuis de nombreuses années.


Au passage Karni, quelques heures plus tard, plus de 100 camions palestiniens ont été refoulés.(voir photo du passage Karni)


Le passage était supposé s'ouvrir à 8 heures du matin, et Walid Abu Shouqa, qui est responsable de la sécurité palestinienne à Karni, indique qu'il n'a reçu aucune explication de ses contre-parties israéliennes pour le retard. "J'appelle les Israéliens quand j'arrive chaque matin, mais je ne sais jamais s'ils nous laisseront ouvrir," dit M. Shouqa.

A Karni, le mur en béton de 10 mètres de haut fait 400 mètres de long sur la frontière, avec 30 compartiments de cargaison. Les chauffeurs de camions israéliens reculent leurs véhicules contre le mur et expédient leurs marchandises dans Gaza sur des tapis roulants, sans jamais entrer dans le territoire.

Les Palestiniens font la même chose de leur côté, mais leurs marchandises sont rigoureusement vérifiées, un processus qui prend des heures, pour sn'assurer qu'aucune arme n'est cachée dans les expéditions.

Un bon jour, environ 300 camions israéliens et 50 Palestiniens font transiter leurs marchandises par le mur. Israel est en train d'acheter un équipement pour scanner les containers des camions sans en décharger le contenu, mais il est peu susceptible d'être en service avant la fin de cette année.

Ayman Badwan était le dernier d'une file d'attente de près d'un kilomètre du côté palestinien. Son camion, chargé de huit tonnes de concombres et de poivrons doux, n'a pas bougé en quatre heures. Il calcule son temps d'attente en journées.

"J'ai attendu jusqu'à une semaine," dit M. Badwan. "J'ai de la chance quand je passe dans la journée."

Les Palestiniens ont attaqué Karni à plusieurs occasions, dont une attaque en janvier 2005 qui a tué six citoyens israéliens.
Mi-janvier de cette année, Israel a fermé Karni, en disant qu'il avait appris que des militants palestiniens creusaient un tunnel pour attaquer le terminal.

C'était au beau milieu de la récolte d'hiver à Gaza, quand les Palestiniens exportent normalement des fruits, des légumes et des fleurs vers Israel, l'Europe et les pays Arabes.

Aucun tunnel n'a été trouvé, et Karni a été rouvert début février. D'ici là, les responsables de l'agriculture palestinienne ont déclaré que plus de 1.000 tonnes de produits agricoles, d'une valeur de millions de dollars, avaient pourri.

Le 21 Février, le jour de notre visite des passages, une explosion mystérieuse a touché le secteur près du passage de Karni peu avant sa fermeture.
Personne n'a été blessé, mais Israel a fermé Karni, sans dire quand il le rouvrirait. [il était encore fermé le 3 mars.]

Même à ce niveau limité d'opération, les terminaux de Gaza demandent un contact quotidien entre les responsables de sécurité israéliens et palestiniens.

Mais il n'est pas clair si cette interaction continuera quand le Hamas sera au pouvoir. Israel et le Hamas ont toujours refusé d'avoir des contacts entre eux.

"Ce serait plus facile de gérer ces menaces s'il y avait une bonne coopération de sécurité," a dit M. Regev, le porte-parole israélien. "Mais avec l'élection du Hamas, personne ne sait ce que sera le niveau de coopération de sécurité, ou s'il y en aura."

A l'extrémité Sud de Gaza, le long de la frontière avec l'Egypte, l'atmosphère détendue et le flux permanent de voyageurs palestiniens au terminal de Rafah est en contraste marqué avec les deux autres passages.


Depuis fin novembre, les Palestiniens contrôlent eux-mêmes pour la première fois une frontière et une moyenne de 1.350 Palestiniens vont et reviennent d'Egypte quotidiennement.

"C'est tellement mieux que les autres checkpoints parce que c'est notre checkpoint" indique Naal Kishawi, 46 ans, un homme d'affaires de Gaza qui revient du Caire avec son fils, adolescent, qui a subi une opération pour une blessure à la main.

Rafah avait l'habitude d'être une frontière aussi tendue que les autres frontières de Gaza. Mais les Forces de sécurité Israéliennes sont parties pendant le retrait de Gaza, et la présence israélienne se compose maintenant de 40 caméras fixées au mur réparties autour du terminal.

Israel reçoit les images vidéo dans un centre de surveillance situé à plusieurs kilomètres, à l'extérieur des frontières de Gaza. Israel peut s'opposer au franchissement de la frontière de différents Palestiniens, mais les Palestiniens ont la décision finale.

Dans plusieurs exemples lors desquels Israel s'est opposé au voyage de personnes suspectées d'être des militants, les Palestiniens les ont autorisés à passer.

Les Israéliens sont également préoccupés par la contrebande d'armes.
Mais Julio de La Guardia, un porte-parole des observateurs de l'Union Européenne qui aident les Palestiniens, a déclaré que le seul équipement lié aux armes saisi avait été 20 vues télescopiques pour fusils, et un fusil de chasse.

La contrebande la plus commune est les cigarettes. Les Palestiniens les achètent en Egypte pour moins de 1 dollar le paquet; ils peuvent être revendus à Gaza pour plus du double. Mais il est illégal de rapporter plus de deux cartons.

Naim Zoroub, 44 ans, revenait de son septième voyage en Egypte en trois mois, quand les douaniers ont saisi les cigarettes qu'il avait achetées en Egypte pour environ 100 dollars. M. Zoroub, qui est sans emploi, n'a pas été détenu, mais son nom a été ajouté à une liste croissante de ceux qui ont été pris pour contrebande.

Il a dit qu'il travaillait habituellement en Israel, mais qu'il n'a plus eu la permission d'y aller. Il passait les cigarettes en contrebande pour nourrir sa famille, a-t'il déclaré.

"Maintenant, il est facile de voyager en Egypte," dit M. Zoroub. "Mais nous avons toujours besoin de travail et de nourriture."

  Source : http://www.nytimes.com/  
  Traduction : MG pour ISM  
   
Par Greg Myre - Publié dans : Situation Générale
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Jeudi 9 mars 2006 4 09 /03 /2006 07:37
Gaza - 08-03-2006

 Par Wisam Affifeh
 
Les provisions alimentaires ont commencé à manquer dans le marché de la Bande de Gaza.
L'ensemble du secteur agricole palestinien est par ailleurs au bord de l'effondrement.
En effet, le terminal de Karni, unique point de passage d'exportation de marchandises de la bande de Gaza vers Israël et l'étranger, est bouclé pour la troisième semaine consécutive.

Malgré les prétextes de l'armée qui invoque des raisons de sécurité, cette fermeture exerce une pression énorme sur le peuple palestinien.

Un responsable des entreprises de farine de Al Matahen a mis en garde contre une crise humanitaires à cause du manque de farine et de céréales sur les marchés de Gaza.

Le député du directeur général Mustapha Sharab a affirmé que les entreprises d'Al Matahen ont fermé leurs portes depuis plus d'une semaine suite à la pénurie de matières premières.

La compagnie palestinienne de développement économique a affirmé que quelque 300 tonnes de fruits et légumes, notamment tomates et fraises, ont été détruites depuis le début de l'année faute de pouvoir être exportées.

Ces mesures sont en passe de provoquer, dans la bande de Gaza, une dangereuse pénurie de produits alimentaires de base tels que, entre autres, produits laitiers et fruits.

De plus, le ministre palestinien de la santé a lancé l'alarme car le manque de médicament, notamment anesthésients, devient un grave problème.

Le bouclage israélien a entraîné également une augmentation des prix des produits alimentaires de base.

Selon le bureau central de statistiques palestinien, le prix du lait pour bébés a augmenté de 6.45%, le prix du sucre a augmenté de 9.44%, etc.

Le bureau des Nations Unies pour les sociales dans les territoires palestiniens est extrêmement préoccupé par les conséquences désastreuses de cette fermeture.

Il estime les pertes financières à plus de 5,10 millions de dollars.

A lire, le dernier rapport d'OCHA : "
Apparition de risques humanitaires"

Source : Palestine News Networks
 

 
Par Wisam Affifeh - Publié dans : Situation Générale
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Mardi 21 mars 2006 2 21 /03 /2006 08:55
Gaza - 18-03-2006
 
Par Patrick O'Connor

Patrick O'Connor est un contributeur occasionnel d'EI et un activiste de l'International Solidarity Movement (ISM) en Palestine et à New York City. O'Connor gérait des programmes d'aide humanitaire à Gaza de 1995 à 1998 et a soutenu la résistance non-violent palestinienne en Cisjordanie de 2002à 2005, avec l'International Solidarity Movement (ISM). Il a été emprisonné et expulsé d'Israel après une manifestation pacifique en Cisjordanie en janvier 2005. Cet article est paru dans la publication de l'hebdomadaire Al-Ahram du 16 au 22 mars 2006 et est repris avec la permission de l'auteur.
 


Les médias disent que la Bande de Gaza n'est plus sous contrôle israélien, mais il y a deux semaines j'ai été empêché d'entrer dans Gaza depuis l'Egypte par des agents israéliens.
Le lendemain, deux citoyens français étaient empêchés d'entrer dans Gaza pour un projet de ville jumelée. Les autorités israéliennes ont invoqué “des raisons de sécurité” et des fausses affirmations de liens avec le terrorisme, une stratégie typique utilisée contre les défenseurs étrangers des droits palestiniens.

En dépit du tapage concernant le "Désengagement de Gaza" d'Israel en août, Gaza reste une prison, sans autorisation pour les visiteurs.

Mon cas donne un petit exemple, dont des milliers sont répétés chaque jour, sur la façon dont le gouvernement israélien a exploité le prétexte des véritables problèmes de sécurité pour continuer à contrôler Gaza, en refusant la liberté aux Palestiniens et en les emprisonnant dans la pauvreté.

Les opportunités de progrès par le retrait de Gaza d'Israel ont été gaspillées, et les promesses américaines au sujet du Moyen-Orient se sont de nouveau avérées vides.

En novembre, le Secrétaire d'Etat américain, Condoleezza Rice, a annoncé qu'elle avait obtenu un accord sur les frontières de Gaza entre le gouvernement israélien et l'autorité palestinienne en disant, "Cet accord est prévu pour donner aux Palestiniens la liberté de se déplacer, de commercer, d'avoir des vies normales."

Mais, comme d'habitude, le gouvernement américain n'a rien fait au-delà de la conférence de presse.

L'accord spécifiait que des liaisons d'autobus et de camions entre Gaza et la Cisjordanie débuteraient en décembre et janvier sous surveillance israélienne, mais en décembre, Israel a suspendu ces plans indéfiniment.

Avec ou sans liaisons d'autobus, Israel refuse aux Gazéens l'autorisation d'aller en Cisjordanie pour des "raisons de sécurité" -- comme à mon amie Laila, une journaliste, mère, et diplômée de la Kennedy School of Government d'Harvard.

Israel était également d'accord pour "autoriser l'exportation des produits agricoles de Gaza et... faciliter leurs sorties rapides et leurs transports à l'extérieur."

Au lieu de cela, en janvier, au maximum de la récolte, Israel a fermé Karni, le principal passage commercial, en prétendant que des militants creusaient un tunnel dans le secteur.

Après trois semaines et de millions de dollars de pertes pour les Palestiniens, Israel a rouvert Karni. Aucun tunnel n'a jamais été trouvé. Israel continue à fermer régulièrement Karni pour "raisons de sécurité".

L'accord promettait des avancées vers la construction d'un port maritime et la réouverture de l'aéroport de Gaza. Israel a bloqué les progrès sur ces sujets.

La seule amélioration se situe dans le passage de frontière de Rafah entre Gaza et l'Egypte. Les Palestiniens possédant des passeports et des cartes d'identité peuvent traverser la frontière contrôlée par les Palestiniens et les Egyptiens.

Cependant, les agents israéliens observant par caméras vidéos peuvent émettre des "réserves de sécurité" concernant des Palestiniens ou des Étrangers qui la passent, comme ils l'ont fait dans mon cas.

Si l'Autorité Palestinienne outrepasse les réserves israéliennes, comme c'est leur droit aux termes des accords de novembre, Israel l'attaque dans les médias pour avoir autorisée l'entrée de "terroristes" dans Gaza.

Environ 50.000 habitants de Gaza qui ne possèdent pas de cartes d'identité approuvées par les Israéliens ne peuvent pas voyager par Rafah, et les réfugiés palestiniens du monde entier doivent faire une demande pour entrer dans Gaza.

Le mari de mon amie Laila, Yassin a grandi dans un camp de réfugiés palestiniens au Liban et effectue actuellement son internat médical aux Etats-Unis.
Israel pourrait refuser sa demande de visite à son épouse et à son fils de deux ans dans Gaza.

Un haut fonctionnaire palestinien dit que l'affirmation que les Palestiniens contrôlent le passage de Rafah est "une illusion".

Le retrait israélien de Gaza aurait dû donner l'occasion d'améliorer la vie des Palestiniens et de soutenir les Palestinien modérés, bien avant la victoire électorale du Hamas.
Au lieu de cela, le gouvernement israélien a maintenu Gaza en prison, et a exploité les médias positifs autour du retrait pour accélérer la saisie des terres palestiniennes en Cisjordanie, rendant impossible la création d'un Etat palestinien viable.

Les échecs comcernant le retrait de Gaza montrent pourquoi le Hamas a gagné les dernières élections Palestiniennes.

Pendant les 12 ans du processus de "paix", les colonies israéliennes illégales ont doublé, l'occupation militaire israélienne s'est poursuivie et la pauvreté s'est aggravée. Donc les Palestiniens ont viré le Fatah, le parti qui a géré le processus de paix raté.

Je suis resté à Al-Arish, en Egypte, pour attendre la décision concernant mon entrée dans Gaza. Al-Arish est à 50 km de la frontière avec Gaza -- la même distance que la longueur totale de la bande de Gaza. En regardant l'autre côté de la frontière pendant quelques semaines, le contraste est dramatique.

Environ 1,4 millions de Palestiniens sont emprisonnés dans Gaza, un des endroits les plus massivement peuplés au monde. Juste de l'autre côté de la frontière, ici en Egypte, sur une surface de terre équivalente, 230.000 personnes, dont certaines sont des Palestiniens ayant leur famille à Gaza, vivent dans une paix et une prospérité relatives.

Le conflit ici est engendré par l'emprisonnement de tout un peuple -- le vol de ses terres et le refus d'accès à ses droits fondamentaux. La politique israélienne et la complicité américaine alimentent le désespoir et obscurcissent les espoirs d'arriver bientôt à la paix.



 
Source : http://electronicintifada.net/
 

 
Traduction : MG pour ISM
 
Par Patrick O'Connor - Publié dans : Situation Générale
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Mardi 21 mars 2006 2 21 /03 /2006 17:31
euronews
03/21/2006 13:03

 La colère gronde dans les territoires palestiniens, et cette fois, elle n'est pas dirigée contre Israël. Dans la bande de Gaza, plusieurs fusillades, bilan 6 blessés. Des coups de feu sont échangés avec les forces de sécurité devant les locaux du ministère des affaires étrangères, et vers un hôpital militaire, les activistes réclament des emplois et le versement d'arriérés de salaire.

Dans la nuit, des hommes armés ont même pris le contrôle d'un relais électrique à Gaza. Ces incidents sont de plus en plus fréquents dans la bande de Gaza depuis le retrait israélien.

Pour Mahmoud a Zahar, futur chef de la diplomatie du Hamas, tout cela, c'est de la faute de l'Autorité palestinienne : "C'est l'une des conséquences de la gestion de l'ancienne administration, qui a embauché plus de 15 000 employés dans les forces de sécurité sans en avoir l'autorisation.

L'Autorité palestinienne fait face à de cruels problèmes financiers, et peine à payer ses 140 000 salariés, notamment depuis la décision d'Israël de ne plus lui reverser des droits de douane. Avec l'arrivée du Hamas au pouvoir, les difficultés pourraient être plus criantes encore, si l'aide internationale est revue à la baisse.

publié sur le site http://www.pnn.ps/french
Par Palestine News Network - Publié dans : Situation Générale
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