Agressions israéliennes

Vendredi 30 juin 2006 5 30 /06 /2006 15:42
Gaza - 30-06-2006

                    ACTION ALERTE GAZA

Par l'Association des Professeurs universitaires, Gaza






 










Cette nuit, les forces d’occupation israéliennes ont commencé leur opération au nom grotesque de “Pluie d’été” sur la Bande de Gaza.
 Rafah, scène du massacre de mai 2004 par Israël, a été réoccupée par les chars israéliens. La ville de Gaza a été bombardée par des hélicoptères Apache, des  F16 et des avions de combat V58. La principale centrale électrique de la  ville de Gaza a été bombardée, et c’était l’usine de réticulation d’eau. Trois grands ponts qui reliaient différentes parties de la Bande ont été détruits, coupant la Bande en deux morceaux, et séparant les gens les uns des autres, de leurs lieux de travail, de leurs écoles, collèges et universités.

(Voir d'autres photos : http://imeu.net/news/article001918.shtml)

De plus, l’armée israélienne a utilisé des bombes sonores  puissantes toute la nuit, toute la journée. Ces bombes blessent les tympans,  provoquent des sentiments extrêmes de peur et d’angoisse et ont empêché la totalité de la population de la Bande de Gaza de dormir. Ils terrorisent également les enfants et les bébés, qui présentent déjà des comportements de forte anxiété. Ces attaques aériennes et ces bombes sonores, qui ont détruit l’infrastructure essentielle et ont terrifié la population civile, sont une forme de punition collective du peuple palestinien ; ce sont des crimes de guerre interdits par les lois humanitaires internationales, en particulier la 4ème convention de Genève, qui prescrit la manière avec laquelle les armées doivent traiter
les civils au cours de conflit.

Nous appelons la communauté internationale à exercer des pressions sur les forces d’occupation israélienne pour qu’elles se conduisent selon les prescriptions des lois humanitaires internationales et assurent la protection de tous les civils palestiniens. Nous demandons également l’arrêt immédiat des attaques des forces d’occupation israélienne sur la Bande de Gaza, la fin de l’enfermement et de l’isolement de la Bande qui exacerbent la situation humanitaire déjà désespérée à l’intérieur de la Bande.

Association des Professeurs Universitaires
Bande de Gaza
Actions recommandées
Media :
S’il vous plaît, prenez contact avec vos médias locaux et demandez- leur de ne pas être les porte-paroles d’Israël en affirmant que le but de l’invasion de Gaza est de sauver le soldat capturé (et non le soldat « kidnappé »). Au pire, ils peuvent dire que c’est ce que prétend Israël, ou ils peuvent utiliser le mot « allégation ». Ils devraient également rappeler clairement que la première victime de cette attaque est la population civile, et que ceci constitue une punition collective d’une population captive, et c’est une violation directe (et répétée) de la Convention de Genève.

Lobbying :
S’il vous plaît, prenez contact avec vos députés et demandez-leur s’ils soutiennent les crimes barbares d’Israël contre les civils palestiniens innocents. S’ils soutiennent de telles atrocités, d’accord, alors ils ne sont pas différents des Nazis. S’ils s’opposent à ces atrocités, demandez-leur ce qu’ils vont faire à ce sujet. Faites entendre votre voix.

Protestation :
Protestez auprès des ambassades et consulats israéliens partout  dans le monde. Même la protestation d’une seule personne, avec une simple pancarte comme « Arrêtez le terrorisme israélien » porte l’attention sur la situation et fait savoir à Israël qu’il y a une très large réprobation de ces crimes continus contre le peuple palestinien. Croyez-le ou non, mais Israël fait très attention à l’image qu’il donne, et si le gouvernement apprend que de nombreuses protestations existent, ils seront  forcés de limiter l’opération.

S’il vous plaît, commencez cette action AUJOURD’HUI, pour le bien des civils innocents de Gaza.

Souvenez-vous que ne rien faire poussera Israël à poursuivre ses crimes contre le peuple palestinien. Nous espérons que vous ne resterez pas slencieux face à une telle oppression.

Bien à Vous

Par Nouvelles de Gaza - Publié dans : Agressions israéliennes
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Dimanche 2 juillet 2006 7 02 /07 /2006 09:43

publié le samedi 1er juillet 2006 sur http://www.protection-palestine.org/

" S’il vous plaît, dites à vos médias ce qui est en train de se produire ici, et montrez au monde ce que les Forces d’occupation israéliennes font aux civils."

Rafah aujourd’hui
30 juin 2006

La vie sanglante dans Gaza, des jours effrayants et des nuits noires tout le temps. L’attaque se poursuit toujours. Cet ordinateur portable manque de batterie en ce moment, je ferais la mise à jour du site web aussitôt que possible.

Tous les habitants de Gaza, dont moi-même, ont des pannes de courant depuis que la centrale électrique a été complètement endommagée par une attaque de missiles, quand Israël a commencé son incursion avec des F16 et des hélicoptères. Il y n’a pas d’électricité et ceci touche la Bande de Gaza toute entière et les hôpitaux, en autres, ne peuvent fonctionner. Les pannes affectent aussi les approvisionnements en eau à cause des pompes électriques.

Israël a également détruit 3 ponts les rendant infranchissables aux véhicules. Ces ponts étaient les seuls moyens de liaison entre le nord et le sud de Gaza. Si le siège se poursuit, notre vie deviendra encore plus un enfer !

« La centrale électrique gravement endommagée fournit normalement la moitié de la consommation électrique du territoire » dit Mohammed Abu Shamaleh, directeur exécutif de la Compagnie de production palestinienne de Gaza. Il estime que les dommages à l’installation sont de 16 millions de dollars et cela prendrait 6 mois pour la réparer. Ce qui veut dire que maintenant, toute la Bande de Gaza, va rester sans électricité.

Les F16 survolent toujours Rafah. L’aéroport international de Gaza a été attaqué et l’armée l’a transformé en zone militaire pleine de snipers. Umm Joysef Abu Jazar, une mère de 7 enfants a échappé au bombardement de sa maison au moment juste où les soldats la faisaient sauter. « Je ne sais pas où aller avec mes filles, nous ne voulons pas mourir sous les tanks israéliens et leurs bulldozers, nous voulons vivre comme tout le monde ailleurs » dit-elle, pleurant et cherchant un abri.

Je dois partir maintenant, l’ordinateur manque de batterie et je devrais obtenir une ligne, j’essaierai de revenir si je peux l’avoir. S’il vous plaît, dites à vos médias ce qui est en train de se produire ici, et montrez au monde ce que les Forces d’occupation israéliennes font aux civils.


Mohammed

RAFAH NOTES - la plupart des articles sont écrits par Mohammed, dont le travail publié par Morgenbladet (un hebdo norvégien)

http://rafah.virtualactivism.net/ne...

Par Mohammed - Publié dans : Agressions israéliennes
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Dimanche 2 juillet 2006 7 02 /07 /2006 09:49
Ziad Medoukh

 Bonjour de Gaza

Je profite de la reprise de l'électricité dans ma région-pour trois heures seulement, aujourd‚hui pour nous c'est entre 6et 9h du matin-- pour vous envoyer quelques nouvelles de la Bande de Gaza qui est en train de vivre une situation très délicate à cause de l'offensive militaire israélienne contre la population civile.

Les Gazaouis ont une grande volonté de résister contre ces attaques israéliennes,ils disent qu‚ils ont rien à perdre,ces citoyens qui ont beaucoup espèré après le retrait israélien de la Bande de Gaza en septembre 2005 souffrent actuellement des incursions,attaques et bombardements lancés jour comme nuit contre leurs villes et villages par une occupation qui déteste la vie et la lumière.

Alors que je vous écris ce message,les bombes sonores lancées par les avions militaires israéliens se poursuivent-entre 10 à 15 bambes par jour-,et font peur à nos enfants et nos malades ,ces derniers souffrent de manque de médicaments avec le siège de la Bande de Gaza et la fermeture de tous les passages par l'armée de l‚occupation.

Malgré cette situation difficile et malgré le risque de bombardements israéliens,beaucoup de Gazaouis sont allés regarder la rencontre entre la France et le Brésil dans des maisons et des cafés où il y a de l'électricité.pour supporter l'équipe de France et ils ont été très contents de cette victoire française car pour nous les Palestiniens ,le peuple français et un grand solidaire de notre cause et la France est une amie pour les Palestiniens.

C'est vrai qu'il y a une manque de produits alimentaires dans les marchés et magasins,mais le plus important pour les gens ici ce n'est pas la nourriture mais d'arrêter l'offensive militaire israélienne et de reprendre la vie de nouveau.

Les étudiants qui souffrent de manque de moyens de transport ˆà cause de manque d'essence-continuent de venir à pied à leurs cours,c'est le cas de nos étudiants à notre université Al-Aqsa de Gaza qui a inauguré hier le deuxième camp francophone pour les enfants pour donner l'occasion à 50 enfants de pratiquer leurs loisirs en apprenant cette belle langue le français et cela en dépit de toutes les attaques israéliennes,cette activité est un message à tout le mnonde que la vie continue en Palestine malgré tout.

Je tiens à remercier à cette occasion tous les amis et les gens francophones qui par leurs dizaines de messages et appels ont montré une solidarité remarquable avec notre peuple en ce moment difficiles vécus par la population civile dans la Bande de Gaza,une Bande qui souffrent certes amis qui gardent toujours l'espoir d'un lendemain meilleur.

Et je m'excuse si je ne réponds pas rapidement à tous les messages envoyés par Internet à cause des coupures permanentes de l'électricité dans la Bande de Gaza.

Amitiés de Gaza la résistante

Ziad
Par Ziad Medouk - Publié dans : Agressions israéliennes
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Mardi 4 juillet 2006 2 04 /07 /2006 09:30
Mon amie Hoda vit tout près du building du Ministère de l'Intérieur à Gaza, qui a été touché la nuit dernière de deux roquettes ; l'attaque a eu lieu à deux heures du matin hier, pardonnez-moi sur la précision, je commence à perdre le suivi des jours et des nuits, ni de combien de fois nous avons été attaqués. Hoda m'a dit que l'immeuble entier tremblait, elle est sortie en pyjamas, tous les habitants étaient dehors en vêtements de nuit, les figures des enfants étaient trop pâles, certains criaient hystériquement, la fumée était partout, l'appartement voisin était très endommagé (il est contre l'immeuble visé), une famille avec six enfants y vit, il y avait un grand incendie, les pompiers utilisaient son appartement pour éteindre le feu, le ministère de l'Intérieur était vide pendant l'attaque !!!!

Le but était la vengeance et la destruction de l'immeuble. Je vis à 150 mètres d'Hoda, personne n'est en sécurité ni immunisé. Ce qui est arrivé à Hoda m'a rappelé la nuit où le bâtiment de feu le Président Arafat à Gaza fut attaqué, il y a deux ans, je vis tout près, trop près et cette nuit là 37 tirs touchèrent l'immeuble.

Il n'y a toujours pas d'électricité. On en a eu 3 heures hier, assez pour recharger mes portables et faire un peu de cuisine.

Je suis très inquiète pour les hôpitaux, le carburant pour les groupes électrogènes est au plus bas, les frontières sont complètement bouclées depuis l'attaque, aucun carburant n'a été admis dans Gaza depuis , les médicaments et les fournitures médicales sont en baisse aussi, nous n'avons pas assez de réserves ; à cause des sanctions précédentes, nos pharmacies sont épuisées, l'eau est aussi rare, il faut rationner son usage, nous passons par un grand désastre humanitaire.

*Bangs sonores*

Quand les avions de combat passent le mur du son [à basse altitude, ndt], nous avons connu ce genre de raid terrifiant au mois 7 fois, à différents moments du jour et de la nuit. Beaucoup d'organisations internationales des droits de l'Homme ont demandé à Israël ce cesser ces raids, sachant leur effet nocif sur les gens ; ils ne faisaient jamais ça avant le retrait de la bande de Gaza.

Comment vous faire connaître mes sensations personnelles ? Pendant ces raids, si je dors, mon lit tremble énormément, ma fille saute dans mon lit tremblante de peur, et toutes deux nous retrouvons sur le sol, mon coeur bat très fort, et j'ai dû calmer ma fille, maintenant elle sait qu'on doit se calmer mutuellement, elle sent ma peur. Si je suis éveillée, je tressaille et je ne peux m'empêcher de crier. Oui je suis médecin et femme mûre avec une grande expérience, et aussi militante, mais ces bangs sonores me rendent hystériques, après tout nous sommes humains et nous avons tous notre propre limite, entendre le bruit des vitres qui éclatent est aussi effrayant, beaucoup de toits de zinc dans les camps de réfugiés se sont effondrés sur les têtes des familles, et pour résultat de ces bangs, les hôpitaux reçoivent beaucoup d'enfants traumatisés psychologiquement.

Un million et demi d'habitants de Gaza font face à une PUNITION COLLECTIVE, les sentiments de haine augmenteront, et tous ces assauts et agressions sauvages contre la population n'apporteront ni paix ni sécurité à Israel ; seule la justice le fera.

Israel parle de la sécurité de ses citoyens, contre des hommes armés de quelques roquettes artisanales,

Israel parle de terrorisme, comment qualifier ces bangs sonores et les attaques de centrales électriques, autrement que de TERRORISME D'ETAT ?

Amour et solidarité
Mona El Farra
mona@gaza-health.org



Par Mona El Farra - Publié dans : Agressions israéliennes
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Mardi 4 juillet 2006 2 04 /07 /2006 11:44
publié le lundi 3 juillet 2006 sur  http://www.france-palestine.org/

Rifat Odeh Kassis




 
"Un citoyen français qui sert dans des territoires occupés en violation de la Quatrième Convention de Genève dont la France est signataire, je ne suis pas sûr de comprendre la position officielle du gouvernement français..."

Quand j’ai entendu pour la première fois parler du soldat israélien kidnappé par des Palestiniens et que j’ai entendu l’appel à le libérer adressé aux groupes palestiniens par Abu Mazen puis par des dirigeants arabes et étrangers, j’ai d’abord cru qu’il avait été enlevé dans un café à Tel Aviv.

Cette impression s’est renforcée quand j’ai entendu sur al-Jazeera le porte -parole de l’armée israélienne en appeler aux ravisseurs, leur demandant de lui garder la vie sauve et de le renvoyer à sa famille et ses parents.

J’ai fini par comprendre que ce n’était pas du tout ça quand j’ai appris par la BBC que l’homme porté disparu était un tankiste capturé dans une attaque menée avant l’aube par des militants à partir d’un tunnel creusé sous la barrière qui est la frontière de Gaza, près du point de passage de Kerem Shalom. Que l’on dise un « homme » et non un « soldat » m’a néanmoins perturbé.

J’ai appris que ce soldat /homme (ne contrarions pas la BBC) a été capturé lors d’un combat qui a eu lieu à un check point militaire à l’intérieur de la Ligne verte. Etant donné qu’il est tankiste, je suppose qu’il a pris part aux bombardements de Gaza et est probablement responsable de la mort de civils, peut-être même d’enfants ou des pique-niqueurs sur la plage de Gaza.

Israël a immédiatement et comme d’habitude fait porter la responsabilité sur l’Autorité palestinienne, y compris le Président, bien que l’incident ait concerné des militaires et pas des civils. L’ Associated Press a écrit : « Malgré les efforts continus d’Abbas pour contraindre ses rivaux du Hamas à la modération, Olmert a dit qu’il tenait toute la direction palestinienne, y compris le Président, pour responsable de la spirale de la violence. "Qu’il soit clair que pour nous l’Autorité palestinienne à tous les niveaux, du président jusqu’en bas, est l’élément responsable de cette opération et de tout ce qui en découle", a dit Olmert en faisant référence à Abbas ».

Plus tard j’ai découvert que le soldat, en plus d’être israélien, est aussi un citoyen français. Le gouvernement français a été alerté et a annoncé qu’il ferait son possible pour sauver la vie du soldat et le ramener à sa chère famille et à ses amis.

Un citoyen français qui sert dans des territoires occupés en violation de la Quatrième Convention de Genève dont la France est signataire, je ne suis pas sûr de comprendre la position officielle du gouvernement français, mais pour autant que je sache, il encourage en général ses ressortissants à ne pas se rendre en Cisjordanie ou à Gaza.

Aussi je ne comprends pas comment, dans ce cas, le gouvernement français peut approuver la présence à Gaza d’un citoyen français qui ne s’y rend pas pour un pique- nique sur la plage mais pour violer délibérément le droit international.

Je reconnais que je suis une personne non violente. Je désapprouve les activités violentes et je ne pense pas qu’un conflit puisse ou doive être résolu par la force et la violence.

Mais je crois aussi fermement au Droit international qui donne aux peuples occupés le droit de résister contre leurs occupants de toutes les manières possibles. Gaza, comme la Cisjordanie et Jérusalem -est est toujours sous occupation, et non pas « libérée » ou « contestée » selon la terminologie employée par Israël et certains médias.

Dès 2004, bien avant le retrait israélien unilatéral de Gaza, le Rapporteur Spécial de la Commission des Droits Humains des Nations -unies, le Professeur John Dugard, écrivait dans son rapport officiel à la Commission : « Israël n’a pas l’intention de relâcher son emprise sur Gaza. Il prévoit de conserver le contrôle ultime de Gaza en contrôlant ses frontières, terrestres, maritimes et aériennes. En conséquence, au terme de la loi il restera un Etat occupant et restera tenu à ses obligations sous la Quatrième Convention de Genève ».

Dans sa dernière note après sa visite dans les Territoires palestiniens occupés, du 9 au 17 juin 2006, le Professeur Dugard a écrit : « Gaza est assiégée. Israël contrôle son espace aérien et a repris les bangs supersoniques qui terrorisent et traumatisent les gens. Les assassinats ciblés de militants sont en augmentation. De manière inévitable, comme dans le passé, ces assassinats entraînent la mort ou les blessures de passants innocents.

Israël contrôle aussi les eaux territoriales de Gaza et tire des missiles sur le territoire à partir de la mer. A l’intérieur de Gaza, les services médicaux ont été gravement touchés par l’interdiction du financement de l’achat d’équipement et de matériel médical assuré par l’Autorité palestinienne dirigée par le Hamas.

Les salaires des employés de l’Autorité palestinienne n’ont pas été versés et cela affecte à la fois les hôpitaux et les écoles car les employés ne peuvent plus payer le coût des déplacements pour aller travailler.

Le chômage et la pauvreté sont en augmentation.

Après une longue période de fermeture du point de passage commercial de Karni, le passage a été ré-ouvert mais il ne laisse toujours passer qu’un nombre limité de camions, avec pour conséquence que Gaza est toujours en manque de produits alimentaires de base et est dans l’incapacité d’exporter ses produits ».

Pire encore, quand Aljazeera a demandé à un porte parole militaire si Israël arrêterait l’invasion plannifiée de Gaza si le soldat était relâché, il a répondu que c’était deux affaires séparées. En d’autres termes, d’une manière ou d’une autre, Gaza sera envahie. D’après le quotidien israélien, Yediot Ahronot, l’invasion de Gaza était prévue bien avant l’enlèvement du soldat. Et cela veut dire que non seulement les enfants prisonniers ne seront pas libérés en échange du soldat, mais que d’autres enfants seront probablement tués au cours de l’invasion prochaine.

Ainsi, le président palestinien et d’autres dirigeants régionaux et internationaux demandent en réalité la libération du soldat mais dans le même temps ils demandent aux Gazaouis de s’attendre à une invasion israélienne de grande ampleur.

Le message est que les Palestiniens ne doivent pas résister - ils doivent se contenter d’attendre les Israéliens chez eux, dans les cours d’école, dans les rues, prêts à la mort.

Les Palestiniens ne doivent pas se défendre ni défendre leurs enfants, ils doivent seulement attendre d’être tués sans résistance parce que toute résistance, même si elle vient de la victime, est un acte de terreur.

Pendant ce temps, Associated Press and Reuters ont écrit : « ... la famille du soldat a brisé le silence lundi pour supplier ses ravisseurs de le traiter avec humanité et de se souvenir qu’il a une famille aimante à qui il manque cruellement. Noam Shalit, dans un entretien avec la Télévision d’ Associated Press, a décrit son fils comme un garçon tranquille et obligeant qui a suivi son frère aîné dans le corps de blindés de l’armée. ‘La seule chose qui nous reste maintenant c’est l’espoir, rien de plus’ a-t-il dit ».

Ces lignes déchirantes m’ont amené à comparer cela avec ce qu’une mère palestinienne a dit sur Aljazeera, après un bombardement récent par Israël, où elle racontait que le concept même d’espoir avait été effacé de sa conscience. Ce que ressent la famille Shalit maintenant est exactement ce que presque chaque famille palestinienne ressent ou a ressenti à un moment ou un autre.

Cela, tous les Israéliens doivent le savoir. Ils doivent savoir que les Palestiniens sont humains, comme eux. Les Palestiniens sont en deuil quand leurs enfants sont tués et ils sont désespérés quand leurs enfants sont emprisonnés.

Il faut mettre fin à ce cycle vicieux de violence. Il faut qu’Israël mette un teme à l’occupation une fois pour toutes et ne laisse aucun problème en instance, comme il le fait d’habitude.

Ils doivent se retirer totalement de Gaza et de Cisjordanie, y compris Jérusalem -est et donner aux Palestiniens leurs droits politiques et économiques. Les Israéliens doivent donner aux Palestiniens la chance de vivre près d’eux, dans la prospérité et en paix -une paix juste.

Kidnapper un soldat israélien ne nous rapprochera pas d’un pouce de la paix, mais les attaques en représailles ou les attaques préventives ou les punitions collectives par Israël, telles que l’arrêt de l’approvisionnement en nourriture, en électricité ou en eau, non plus.

La seule réponse israélienne logique, qui pourrait satisfaire la famille Shalit et les autres familles israéliennes ou palestiniennes en deuil, serait de mettre fin à l’occupation.

Et c’est maintenant. Ca a toujours été maintenant. Israël, quand sauras -tu tirer des leçons ?

Rifat Odeh Kassis est Coordinateur International et Directeur de Projet du Programme d’Accompagnement Oecuménique en Palestine et Israël (EAPPI).

Publié sur l’agence de presse palestinienne MAAN NEWS le 29 / 06 / 2006

Traduction : Claude Léostic, Afps

Par Rifat Odeh Kassis - Publié dans : Agressions israéliennes
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